L'enclave des rôlistes
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Vieux Baroudeur
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Les ombres de Sylvanas, Chapitre 2

le Jeu 22 Nov - 0:45
Silumgar n'avait jamais su cuisiner. Après tout, pourquoi diantre un spectre aurait-il à cuisiner quoi que ce soit? Ceci dit, il savait au moins cuisiner une chose. La tarte au pommes. Oui, la tarte aux pommes. Silumgar avait une âme d'alchimiste qui aimait les dosages précis et les recettes claires et nettes. Aussi, quand il avait eu à s'occuper de prisonnier, il avait appris par coeur la recette de la tarte aux pommes. A force de la lire, de la relire et de la lire encore, et ce combiné à la mémoire magique du spectre, Silumgar pouvait presque littéralement voir la recette écrite sous ses yeux. Quelque chose qui lui avait été très utile sur le long terme. Car s'il y avait une chose que Silumgar aimait bien plus que les tartes aux pommes, c'était l'or.
Et de l'or, malgré les quantité astronomiques qu'il avait dépensé depuis qu'il était en freelance, Silumgar en avait à foison. Après tout, de tous les anciens agents du fléau, il avait été le seul assez malin pour faire main basse sur l'or de Lordaeron pendant la 3ème guerre. Là où Vaillefendre cherchait la gloire et Sylvanas (à l'époque) à récupérer sa carcasse, Silumgar et ses sbires avaient pillé les réserves d'or de la puissante nation et il avait pris soin de le cacher dans beaucoup d'endroits différents pour pouvoir l'utiliser plus tard, au cas où le Fléau ne satisferait plus ses propres ambitions et objectifs. Une fois Arthas envoyé Ad-Patrem et le Fléau contrôlé par le Geolier des morts, Silumgar avait pris la décision de mettre une partie de sa fortune au chaud dans un coffre d'une banque réputée: la banque générale du Cartel Gentrepression. Et c'est à ce moment que la recette de la tarte aux pommes s'était avérée très utile. La clef du compte en banque était tirée de la recette: chaque mot avait un certain nombre de lettre, et l'enchaînement de ces nombres formait une clef des plus longues.
"Et voilà." Grinça courtoisement Silumgar en donnant le papier où il avait écrit le code au banquier gobelin.
"Merci mon bon seigneur." Répondit la sournoise petite créature verte. De tous les habitants de cette ville de fous, c'étaient les banquiers les plus courageux avait pu remarquer Silumgar. A force de voir des aventuriers en tout genre passer à leur banque, l'habitude avait du les rendre plus imperméables à la peur. Il fallut un bon quart d'heure aux gobelins pour vérifier que le compte et la clef étaient en règle, et Silumgar put vérifier que son précieux or y était toujours. Vu ce qu'il s’apprêtait à faire, il allait en avoir besoin...

. . .

"Quel dommage qu'un chevalier de la mort ne puisse apprécier un si bon vin." Ricana presque Revilgaz en sifflant son verre de rouge capiteux. Entre son sourire de requin et ses petits yeux cruels, sa queue de cheval noire et son costume d'un blanc crasseux, Silumgar avait du mal à dire s'il lui rappelait plus ce bookmaker des égouts de Dalaran ou ce dément qu'il avait utilisé pour une expérience à Tol'Barad... Sûrement un peu des deux en fait.
"Certes certes." Répondit poliment Silumgar en contemplant son assiette vide. Il était à la table du baron, qui ne recevait pas souvent un chevalier de la mort qui avait un compte en banque chez lui. La table avait été dressée sur une petite terrasse avec une superbe vue sur le baie et le coucher de soleil, et on avait mis pour Silumgar les petits plats dans les grands. Devant lui, du porc rôtis, des pains aux olives, des flans... Tant de choses que seul son hôte pourrait manger. Un moyen bas et efficace du gobelin de rappeler à son invité qu'il était le maître à bord. Silumgar ne prenait pas ombrage de la manœuvre. Aussi primaire soit-elle, elle montrait aussi que Revilgaz n'avait pas peur d'un chevalier de la mort, et pour un gobelin, ça voulait dire qu'il avait d'excellentes raisons de croire en sa survie. Et Silumgar ne voulait pas trop savoir quel genre de piège vicieux avait prévu le peau-verte au cas où la situation dégénèrerait...
"Et vous voudriez des informations sur les mercenaires qui sont en ville messire?" Le sourire mauvais du gobelin s'accentua.
"En effet. Mais pas n'importe lesquels."
"Et il vous faudrait quel genre de 'durs de durs' cher seigneur?"
"Du genre apatrides pour commencer." Un imperceptible haussement de sourcil de la part du gobelin fit comprendre à Silumgar qu'il avait intrigué le baron.
"Apatrides hum? Ce n'est pas fréquent vous savez."
"J'ai de quoi financer de telles recherches baron." Silumgar se retint de remettre sur le tapis qu'une centaine de pièces d'or avaient disparu de son or et qu'il avait une bonne idée de QUI avait pu les prendre. Ce gobelin n'était pas à avoir dans les pattes s'il voulait réussir sa mission.
"Bien sûr bien sûr." Le gobelin croqua dans les crevettes trempées de sauce qui dégoulina le long de son menton. "Mais il ne vous faudrait pas n'importe quels apatrides pas vrai?"
"Juste." Répondit après un silence Silumgar.
"Je me demande tout de même pourquoi un honorable chevalier d'Acherus ait besoin d'autant de secrets et de gens qui n'ont aucune attache. D'habitude les chevaliers de la mort ne mettent pas autant de manières dans leurs recherches."
"J'ai mes raisons." Se contenta de répondre Silumgar. "Les temps changent et il faut savoir s'y adapter."
"Mais des choses doivent rester immuables, n'est-ce-pas?" Le baron engloutit une part de pain trempé de sauce tomate.
"La neutralité de votre bien-aimé Cartel par exemple."
"Tout juste."
"Ainsi que les valeurs de votre Cartel." Le sourire du gobelin s'accentua. "Je pense que mes objectifs ne menacent pas votre neutralité. Quant à mon respect des valeurs, j'ai aussi un moyen de vous l'assurer, baron Revilgaz.
"Je pense que notre coopération sera des plus profitables..."

. . .

Orik écoutait depuis les toits la discussion. Elle avait payé une fortune Revilgaz au nom de sa reine pour qu'il lui permette d'écouter cette conversation. Après tout, le Cartel était neutre et se contentait toujours de monnaie sonnante et trébuchante. La négociation quant à ce que Silumgar allait payer au gobelin pour qu'il lui trouve son équipe était longue et monotone. Deux vrais marchands de tapis qui tentaient de grappiller la moindre piécette de cuivre sur cette transaction. L'elfe morte-vivante aimait de moins en moins sa situation et avait hâte de ne plus avoir à se cacher pour garder un oeil sur le seigneur noir. Il lui fallait juste un peu de patience.
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