L'enclave des rôlistes
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Vieux Baroudeur
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La fin du voyage...

le Sam 23 Déc - 5:10
Prologue:
"Tu crois qu'on le retrouvera quand ton gars?" Demanda Kur'Jin. Le drakari était assis contre les bastingage de la vieille Nef Aérienne. Autour d'eux, des morts-vivants s'activaient en silence pour assurer le bon fonctionnement de l'engin tandis que Krork, le proto-drake pestiféré de Silumgar, virevoltait à côté du dirigeable.
"Kur'Jin, pour la millième fois, si tu me déconcentres quand je fais le rituel d'activation, ça ne marchera pas." Sermonna le duc. "Le roi liche donnait jadis un accès facile à ces merveilles, mais à présent l’œil de Kolramas est capricieux et son rituel d'activation est plus difficile." Dans son coin, Kur'Jin ricana. Il adorait agacer Silumgar pour oublier son ennui. Le troll mort-vivant fut surpris de voir brutalement l'énorme orbe azur briller faiblement et Silumgar  ne plus bouger. Il semblait avoir réussi à enclencher l'artéfact...


Sally:


Il faisait froid. En à peine cinq jours de marche à un rythme effréné, la bibliothécaire et Joe avaient dépassé Stromgarde pour continuer vers Hautebrande. Selon Joe, c'était dans les montagnes autour de l'ancien royaume d'Alterac que Gleen devait se cacher. Il n'y avait pas moins accessible dans les royaumes de l'Est.
Sally se frotta les mains et les approcha du bon feu que Joe avait allumé. Son compagnon de voyage étant silencieux comme une pierre tombale, elle entrepris d'ouvrir son sac et d'en sortir un opinel et un le saucisson qu'elle avait acheté deux jours auparavant dans un hameau des Hautes-Terres d'Arathi. Elle trancha quelques tranches et les avala avec appétit, bénissant la Lumière pour cet agréable petite pause sur la route. A sa grande surprise cependant, Joe brisa le silence.
"Sally... Tu sais, je me posais une question."
"Oui?" S'enquit la prêtresse tout en engloutissant une nouvelle tranche de cochonnaille.
"Je voulais savoir... Pourquoi tu es venu risquer ta vie avec moi?" Sally sourit, avala, et répondit:
"Parce que c'est ici que je me sens vivante. Pas derrière des montagnes de paperasse ou avec des grenouilles de bénitiers. Non, c'est là, à aider quelqu'un qui est dans le besoin, que je me sens vivre et accomplir pleinement ma mission de prêtresse." Joe eut un sourire sans joie. Sa barbe était hirsute, ses joues creusées et ses cheveux mal coiffés, mais il gardait toujours sa prestance si personnelle et particulière.
"Sally, j'ai quelque chose à te dire." Hasarda-t-il. Voyant qu'elle lui souriait gentillement (à moins que ça ne fut à cause de toute la viande avalant), Joe continua: "Sally, tu es la seule personne en qui j'ai confiance."
"Tu veux que je parte hein?" Demanda la prêtresse, qui semblait avoir lu dans les pensées de Joe. Il repris, presque rassuré:
"Khalyte est seule à Hurlevent et j'aimerai que tu veilles sur elle. Elle est tout ce qu'il me reste et je ne pourrais pas me pardonner qu'il lui arrive quoi que ce soir en mon absence."
"je comprends..." Répondit simplement Sally. Elle releva alors la tête, les yeux brillant à cause d'une émotion qui échappait à Joe. "Mais j'aimerai que tu me fasse une promesse."
"Je t'écoute."
"Fais leur payer la mort de Sarrah. Une personne comme elle ne méritait pas de mourir. Je... Je lui avais parlé une fois ou deux, et quelqu'un d'aussi gentil m'a paru être envoyé  par la Lumière. Son père avait été accusé d'avoir tué sa mère... Et tu sais pourquoi elle voulait le retrouver? Juste pour lui demander ce qu'il s'était passé. Elle n'arrivait pas à croire que le mal puisse exister..." La voix de Sally s'étrangla d'émotion
"Aucune de celles que je vais venger de méritaient de mourir." Joe ravala son chagrin. "Ce sont toujours les meilleurs qui partent les premiers."
Sally fit un léger 'oui' de la tête avant de répondre: "Tu peux compter sur moi Joe, demain je reprendrais la route du Sud pour veiller sur ce que tu as de plus cher." La seule réponse qu'elle reçut de Joe fut un signe de tête qu'elle savait témoigner d'une grande gratitude. "Je prends le premiers tour de garde, reposes toi Joe."  L'homme lui souhaita d'avoir un œil vigilant et alerte et se blottit dans son sac de couchage pour sombrer rapidement dans un profond sommeil.

Gleen:


Les yeux morts de Gleen perçaient facilement le voile de la nuit. C'était une belle nuit à la vérité. Une nuit comme on en voit plus dans les villes. C'était comme si un océan  noir constellé de billes d'argent contemplait le sol. Cependant, Gleen n'était pas là pour admirer les étoiles, et la douzaine de ses meilleurs agents  en habits enchantés pour se faufiler dans le décor le prouvaient. Il était là pour en finir avec cette farce d'homme appelé Joe et surtout pour retrouver le seigneur du fléau renégat qu'il avait jadis trahis.
L'humaine dont avait parlé Bryan s'était un peu éloigné du feu de camp, se tapotant les bras transis de froid et regardant avec émerveillement les étoiles. Plus silencieux que la mort elle-même, Gleen se glissa derrière Sally, qui manqua de s'évanouir lorsqu'il lui adressa la parole. Elle n'avait à première vue jamais croisé de mort-vivant et se retrouver à fixer les yeux luisant et mauves de Gleen avait du être une épreuve pour la jeune femme. Elle était tout bonnement terrifiée par la présence du mort-vivant, qu'elle crût un moment être Silumgar. Finalement, le maître-espion se présenta et ordonna à l'humaine de le suivre. Sally, qui à défaut de courage avait de la témérité, lui déclara qu'elle ne s'éloignerait pas de Joe. Gleen, à mi-chemin entre l'intrigué et l'amusé, accepta et monta sur une petite colline qui surplombait le bivouac. La prêtresse lui demanda si Bryan avait aidé Gleen à les retrouver. Selon la bibliothécaire, Bryan avait dit que Gleen dépendait de lui et que le maître-espion n'était rien sans lui. Était-ce du bluff ou la réalité, Gleen n'en avait cure (bien qu'il garda précieusement l'information dans son esprit.
"Ha Bryan. Il serait parfait s'il arrivait à se débarrasser de son humanité."
Sally, toujours tremblante de peur, lui demanda alors pourquoi. Pourquoi s'acharner contre un homme qui avait déjà tant souffert? Pourquoi faire régner tant de mal en Azeroth? Pourquoi ne vivre que pour le mal? Les questions de la prêtresse étaient tellement ineptes pour le maître-espion qu'il se contenta de répondre un mot: l'argent. L'argent permettait de faire tourner le monde. l'argent permet de faire ce que l'on veut. Sally lui cracha alors son mépris, car selon elle, on ne pouvait se prétendre de nature humaine si on vivait pour de telles horreurs. Gleen n'avait rien à faire de tout celà, mais remarqua que l'humaine était de plus en plus au bord de la crise de nerfs. Entre la fatigue et la peur, c'était à ce qui la ferait exploser la première. Gleen tenta de lui prendre la main, mais elle recula alors en hurlant "Ne me touchez pas!" si fort qu'elle manqua de réveiller Joe. Gleen la regarda tomber à genoux. S'il avait encore été un simple homme, le maître-espion aurait été déchiré par le spectacle.
La bibliothécaire pleurait à chaudes larmes, se retenant sur ses bras pour ne pas s'effondrer au sol pour y pleurer comme une enfant. Elle n'arrêtait pas de demander à ce qu'on ne la touche pas. "Bien." Pensa Gleen. Maintenant, il pouvait se débarrasser d'elle sans effusion de sang. Il se mit à genoux devant elle et la laissa se calmer avant de lui demander d'un ton ferme mais encourageant pourquoi elle avait accepté d'aider Joe. Après tout, Joe n'était qu'un homme brisé qui sombrait chaque jour un peu plus dans la folie, comme le démontra avec une précision mathématique Gleen. C'est alors que, les yeux rouge d'avoir pleuré et les joues empourprées, Sally avoua à Gleen son plus terrible secret.
Contrairement à ce qu'elle disait habituellement, elle n'avait pas suivit Joe par bonté d'âme uniquement. Elle aurait aidé n'importe qui, mais pas au point de risquer sa vie. Non, si elle avait pris tous ces risques, c'était parce qu'elle aussi voulait venger un être cher. Depuis qu'elle avait rencontré Sarrah, Sally s'était sentie dévorée par une force colossale qui l'attirait vers l'autre prêtresse. La bibliothécaire avait prévu d'envoyer une lettre à Sarrah pour lui dévoiler ses sentiments, mais la malheureuse était morte le jour même. Et un salop lié à Gleen en était responsable. Et ce salop allait payer.
"Qu'est-ce qui te dis que c'est ce fameux 'Silumgar' qui a provoqué la mort de Sarrah?" Persiffla alors Gleen. Voyant que Sally ne comprenait pas, il continua. Joe, selon lui, était un homme rongé par son passé qui voyait à présent des ennemis partout alors qu'il était la seule personne à pouvoir s'infliger de telles souffrances. Ce Silumgar n'était-il pas qu'une création de son imagination? Un temps, la bibliothécaire éplorée voulu y croire, puis elle fronça les sourcils. " Joe est un type bien", déclara-t-elle. "C'est un homme qui a souffert mais qui reste lucide..." Gleen, voyant que le bluff ne marcherait plus, décida de parler franchement. Joe et elle n'étaient que des pions, les dindons d'une farce aux proportions dantesques dont les puissants comme lui et Silumgar étaient les maîtres de ballet. Sarrah n'était morte que pour forcer Joe à retrouver Gleen. Détruite par cette révélation, Sally essaya d'aller allerter Joe, mais ce qu'elle vit lui glaça le sang. Le feu de camp était éteint, et plus personne ne dormait à côté. Hurlant toute sa rage et sa peur, Sally je jeta alors à bras-le-corps sur Gleen, qui fut très surpris et se retrouva à rouler-bouler dans l'herbe humide avec la bibliothécaire folle de rage. Elle le frappa de toutes ses forces, mais il la repoussa sans la moindre difficultés et dégaina ses armes, une épée gorgée de pouvoir impie et une dague suintante de poison mortel.
D'une estocade, il aurait pu éventrer l'humaine, mais la Lumière la protégea et la dague lui éclata dans la main, le faisant reculer. Autour, ses sbires fonçaient pour l'aider. Se sentant condamnée, Sally incante le plus puissant sort qu'elle ait jamais connu. C'était un sortilège sacré visant à partiellement dissiper la magie nécromantique qui maintenait un mort-vivant debout. Elle n'avait aucune chance de tuer Gleen comme ça, mais au moins parvint-elle à le repousser. Hélas, alors que le maître-espion reculaient, ses hommes de main se ruèrent sur Sally et l'entraînèrent dans une effroyable et endiablée danse de mort. La première blessure fut à la jambre, rapidement suivie par une à l'épaule, puis au dos, puis au ventre...
Gleen regarda d'un air froid le corps lacéré de la prêtresse qui s'effondra face contre terre alors que les agents du maître-espion reculaient dans l'ombre. Gleen, voyant que Sally tentait de prononcer quelque chose, s'approcha. Il la vit cracher du sang par longs filets. Les lueurs mauves qui tenaient lieu de regard à Gleen croisèrent les yeux de la mourtante, qui, puisant dans ses dernières forces, murmura: "Puisse la Lumière vous pardonner..." Gleen pris son mouchoir et essuya la bouche tachée de sang de l'humain. Peu après, ses sbires prenaient le cadavre pour le faire disparaître. Alors qu'il réfléchissait, une voix résonna dans sa tête. Une voix froide qu'il n'avait plus entendu depuis une éternité.
"Je te vois."
Gleen ordonna à ses hommes de retourner à leurs montures: il fallait rentrer au manoir.

Silumgar

Gleen sut que quelque chose s'était passé dès qu'il arriva dans le domaine. Personne ne montait la garde, pas un bruit, pas d'activité. Le manoir perdu dans les montagnes était silencieux comme une pierre tombale. Ses agents avec lui le maître-espion entra dans le grand hall et son nez fut immédiatement attaqué par une affreuse odeur de souffre et de chair putréfiée. Face à lui, regardant les nouveaux arrivants des lueurs mauves de sa visière, se tenait l'armure baroque de saronite qu'occupait l'esprit de Silumgar. Sa colossale masse d'arme était littéralement encastrée dans la cage toracique d'un des gardes du domaine.
"Silumgar... Je ne m'attendais pas à une telle agression de ta part." Commença Gleen, très calme. "Tu me déçois."
"Considérant l'or que tu m'as extorqué jadis et celui que tu as gagné en me trahissant, je pense qu'on peut considérer ça comme étant de bonne guerre."
Le spectre venait, comme a la vieille époque, pour négocier. Il prétendait avoir peut-être quelque chose qui vaudait bien plus que de l'or pour Gleen: la possibilité d'avoir un corps qui perdurerait bien mieux aux ravages du temps de celui actuel qui moisissait lentement mais sûrement. Gleen, n'ayant aucune confiance en Silumgar, refusa. Il demanda alors comment le spectre avait réussi à mettre Joe sur ses tâlons, et le spectre lui asséna une vérité si brute et simpliste que même Gleen en fut surpris. Le spectre avait compris en observant les âmes de Sarrah et de Joe qu'il y avait un lien de parenté. Il n'y avait qu'à monter une petite pièce de théâtre à échelle de Hurlevent pour tuer la fille et dire au père de retrouver Gleen. Silumgar demanda alors à savoir qui avait ressuscité Gleen, mais celui-ci refusa.
Un moment, la discussion devint tendue, au point ou les deux morts-vivants hésitèrent à prendre les armes et se battre. Mais Silumgar eut la sagesse de ne pas faire le premier pas. Il savait que lui et Gleen n'étaient que l'ombre de ce qu'ils avaient été. Lui, le seigneur noir, lui qui avait un temps fait trembler les Malterres et qui aurait pu conquérir toute l'Outreterre... Il n'était plus qu'un spectre diminué qui avait à peine réussi à se créer un phylactère pour enfin être une liche à proprement parler. Gleen aussi avait beaucoup perdu. Même si Silumgar ne savait même pas un dixième de l'intégralité des plans du maître espion, il avait compris que ce dernier manquait de contrôle sur ses sbires et surtout sur sa nombreuse et turbulente descendance. Silumgar admettait qu'il ne savait pour ainsi dire rien des plans du maître-espion, mais ce qu'il avait compris en revanche, c'était qu'ils y gagneraient à travailler en concert. Gleen parla alors de la Main-Morte et Silumgar eut enfin la certitude de ceux qui avaient ressuscité le maître-espion.
Gleen les voyait comme des concurrents et Silumgar avait toujours envie d'arracher méticuleusement les vertèbres d'Outre-Tombe après lui avoir fait contempler la mort de tous ses amis. Aussi, à partir de cette haine mutuelle pour l'organisation criminelle, une sorte d'accord se tissa entre les deux êtres de l'ombre. Silumgar voulait que Gleen l'aide à retrouver un collier qu'il avait volé jadis et qui était constitué d'un fragment de Naaru qu'il voulait réutiliser pour à nouveau étudier la magie de la Lumière. Gleen, de son côté, avait besoin d'une arme de terreur, d'un chef de guerre comme Silumgar qui puisse mener une armée et faire régner la peur là ou ce serait nécessaire. Le duc noir déclara quelque chose qui mit Gleen très mal à l'aise. Dès qu'il aurait à nouveau le fragment de Naaru, il serait aux ordres de Gleen jusqu'à ce que ce dernier ait atteint ses objectifs mystérieux. Voir Silumgar un genou à terre avait quelque chose de très déstabilisant pour le maître-espion...
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