L'enclave des rôlistes
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Silumgar
Vieux Baroudeur
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L'assention de la Mortarque.

le Lun 17 Sep - 0:23
Neferatem, autoproclamée Mortarque du Deuil, était assise sur son lit de camp, au coeur de sa masure mal rangée et noyée sous des flots de papier griffonné. Un sourire satisfait était dessiné sur ses fines lèvres. Après tant d'efforts et de risques, elle pouvait enfin se sentir satisfaite d'elle-même. D'enfant abandonnée sur les docks de Port-Menethil à gouverneur par intérim de la colonie indépendante de Karaganda, en relativement peu de temps elle s'en était bien sortie.
Évidement tout n'avait pas été rose. Entre ses études à Dalaran puis à la Scholomance, et son long périple depuis la chute du duché des damnés de Silumgar, elle avait d'innombrables fois risqué sa vie. La plus récente étant à Comté de l'or, où on avait faillit la brûler vive. Elle ne devait son salut qu'à l'intervention de son garde du corps engagé, un nain fou d'explosif et à la loyauté sans faille appelé Brisquin, qui avait fait exploser le mur de la prison pour qu'ils puisse s'enfuir, aidés par un noble corrompu qui leur avait donné des chevaux.

Ensuite, il avait fallu gagner la confiance des karagandiens et surtout en devenir une. Elle avait trouvé dans cette colonie un paradis sur terre, un endroit où des gens comme elle, où tous les déchets des sociétés d'Azeroth avaient une nouvelle chance. Évidement, la colonie était pauvre et elle-même logeait dans un endroit pour le moins miteux, mais elle avait foi en l'avenir. Et surtout, sa capacité de maintenir les morts-vivants en action la rendait importante pour Karaganda, suffisamment pour que le seigneur Citarcil lui fasse signer le pacte d'âme. C'était, à ce moment là, une victoire en soit: seuls les personnes importantes de Karaganda l'avaient signé. C'était là qu'elle avait appris l'histoire de l'ancienne Karaganda.
Après la guerre contre les légions de Kur'Jin, Citarcil avait sacrifié sans le moindre remords la majorité des habitants et avait pris la mer avec ses cosignataires, le trésor et tous ceux assez chanceux pour rentrer dans la Nef Noire à temps. Ils avaient vogué pendant longtemps, repoussant les attaques de Nagas, de pirates et de Kvaldirs tout en continuant à aller vers le Sud. Ce fut dans les marécages puants, au Sud des Terres Foudroyées, que les exilés bâtirent une nouvelle colonie. Une brume magique cachait l'endroit et rendait la colonie difficile à repérer par magie. Seul le capitaine de la Nef Noire connaissait le chemin maritime pour trouver la route. Tout visiteur venait soit par hasard, soit avec beaucoup de chance, soit parce qu'il savait utiliser de puissantes magies. Dans ces marécages, ils survivaient et, grâce au labeur sans fin des déjà-mort, ils deviendraient lentement mais sûrement plus fort. Il fallait être patient.
Neferatem avait prouvé à plusieurs reprises ses capacités militaires, protégeant la ville contre une force de frappe Saccage-Soleil et contre d'autres ennemis. Elle avait aussi prouvé ses capacités de négociations en parvenant en enroler du monde pour garder un oeil sur le royaume de Stromwind et tout potentiel dangers pour Karaganda. Elle avait aussi fait preuve de ses capacités au combat en arrêtant un puissant tauren incroyablement brutal qui avait réussi à trouver et à attaquer Karaganda. Et, alors qu'elle le laissait pourrir dans les geôles de la tour des gardes, le seigneur Citarcil l'avait fait mander. Elle s'en souvenait comme si c'était hier.

Neferatem était arrivée par le portail à la tour du seigneur sorcier. L'air crépitait de magie arcanique et, alors qu'elle montait les marches de la tour sous le regard noir de puissantes créatures du vide, elle sentait la volonté double de Citarcil tenter d'écraser la sienne: un humain glacial et un démon malfaisant, ces deux entité étaient mêlées comme par une étrange symbiose. Elle trouva son seigneur assis à son bureau, en train d'écrire sur un parchemin.
"Vous avez requis ma présence mon seigneur." Déclara-t-elle en s'agenouillant.
"En effet." Il se releva et la regarda un moment, ses yeux brillant d'un feu magique. Il semblait plus vieux que son âge, ses cheveux et sa barbe ayant pris une teinte poivre-et-sel à cause des magies impies qu'il avait commencé à manipuler. "Lèves toi Neferatem, et vois." Alors qu'elle relevait les yeux, il fit apparaître un miroir magique, où on voyait la petite ville embrumée.
"Je vois Karaganda mon seigneur."
"Oui, et d'ici peu, j'aimerai que tu veilles sur cette colonie." Il la regarda droit dans les yeux, comme s'il sondait son âme. "Je dois partir quelques temps, pour des recherches qui demandent une grande concentration. Et il me faut quelqu'un sur qui je puisse compter."
"Je serais digne de votre confiance seigneur."
"Donne moi ta main."
Elle s'exécuta et il lui ôta le gant, puis elle sentit un soudain afflux de magie en elle. Une marque noire, comme un tatouage de minuscules runes d'encre, se forma sur sa main.
"C'est la preuve de l'autorité que je te donne." Il hésita, puis rajouta: "C'était la marque d'une amie. Sois en digne."
"Je vous ferais honneur seigneur."
"Alors va, et attends au moins un jour avant de leur dire mon départ."
"Comme vous le voudrez mon seigneur."

Et elle avait obéit. Ce fut une bêtise de la petite Yunael, qui avait subit une croissance accélérée à cause des produits de Blancrin, qui obligea Neferatem à abattre ses cartes. Yunael, dont on avait tué le nouvel amis (qui l'avait accidentellement courtisé), avait sombré dans une rage noire et avait libéré le tauren prisonnier, massacrant au passage beaucoup de squelettes qui n'avaient pas pris les armes contre un des membres de la colonie sans ordre direct. Aeresa était furieuse, presque autant que Neferatem, mais lorsqu'elle appris que c'était la nécromancienne qui aurait le dernier mot quant au destin de sa fille, même l'elfe du vide eut peur. Neferatem décida d'être clémente et ordonna à Aeresa de régler le problème de sa fille vite et bien, sous peine de quoi les morts lui apprendraient des leçons que personne ne peut oublier. Elle partit ensuite traquer le tauren dans les marécages avec une troupe de choc, déterminée à le tuer... ou à le soumettre.
Le combat dans les marécages fut violent, le tauren se faisant aider par une elfe de sang, mais les déjà-mort submergèrent et subjuguèrent les vivants un par un. Neferatem les fit traîner à Karaganda et leur proposa un marché qu'ils ne pouvaient refuser: servir la colonie de leur vivant, ou être des esclaves de la colonie dans la mort. Ils acceptèrent tous deux la première des deux offres (sans grande surprise). Le tauren, appelé Eznho, serait un puissant atout aux armées de Karaganda, et l'elfe, Valecia, serait une excellente acolyte. Rapidement, tout le monde à Karaganda sut qui était la gouverneur par intérim.

Et c'est après tout ça, dans la douce fraîcheur d'un soir de fin d'été, que Neferatem réfléchissait à son incroyable destin. Les voix des damnés dans sa tête avaient raison de dire qu'elle était destinée à de grandes choses. Un jour, elle éclipserait le nom même du redouté Silumgar, de Kel'Thuzad. Oui, un jour, elle serait la plus grande reine qui foulerait de sa botte ce monde miteux. Mais elle prendrait son temps. Les voix avaient raison: mieux valait lentement mais sûrement tisser une toile indestructible que prendre des risques inconsidérés. Ses agents étaient partout: dans le royaume de Hurlevent, auprès de la maison Mainard. Rien n'échappait à Neferatem... Et puis il y avait eu cette rumeur rapportée des espions, une terre lointaine appelée Djaghataï. Ce serait peut-être l'occasion de monter une expédition, non?
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