L'enclave des rôlistes
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Silumgar
Vieux Baroudeur
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Trahison...

le Ven 31 Aoû - 2:10
Absalon referma brutalement l'ouvrage de nécromancie. Encore un échet. Même ramener des rats lui était encore impossible. Tremblante de colère et frustrée par son échec, la chevalière noire pesta tout en allant prendre un bol d'air glacial. La soirée s'annonçait belle pourtant, avec une mer d'étoile étincelant dans le ciel nocturne. Soupirant pour essayer de se calmer, l'ancienne criminelle remarqua la petite Yunael, la fille sang-mêlée d'Aeresa et d'un humain.
"Viens la ma grande." Dit Absalon en incitant la petite à venir sur ses genoux. "Alors, comment vas-tu?"
"Ca va tata." Répondit l'enfant de 4 ans avec un grand sourire. "Mais il y a pas grand monde à la maison..." Elle eut une petite moue. Absalon soupira.
"Les grandes personnes ont des problèmes tu sais ma chérie... Il y a des méchantes personnes qui nous embêtent."
"Les... tr... Trolls?" Demanda la petite d'une petite voix.
"Oui... C'est les méchants et nous on doit faire en sorte qu'ils ne le soient plus." La chevalière noire n'arrivait pas à s'imaginer parler de guerre à la petite. Autant la préserver. Elle entendit qu'on tapait à la porte de sa maison, ce qui fit tourner la tête à la chevalière noire. Aeresa était là. "Je crois que ta maman a envie d'un gros câlin Yunael." Susurra Absalon. La petite fonça sur sa mère et lui fit un énorme câlin tandis qu'Absalon remettait son heaume. L'elfe du vide semblait ne pas aller. Une fois que la mère eut réussi à se débarrasser de sa fille, la chevalière lui proposa de rentrer dans sa maison pour parler discrètement. Et les nouvelles étaient mauvaises.
D'une part, Aeresa avait réveillé une liche appelée Silumgar en pillant la Scholomanse. Cette seule nouvelle -théoriquement la bonne- avait terrifié Absalon. Mais le pire était à venir: le Kirin'tor avait eu vent de l'existence de Karaganda. Et ils semblaient avoir été renseignés grâce à Silumgar qui avait aussi appris des choses sur Karaganda.
"Merveilleux..." Grinça Absalon, prise de panique. Toute tremblante, la chevalière réussit à grand peine à s'asseoir, mais déjà Urkran et son archiviste Sheynathren voulaient entrer.

La discussion était déjà tendu avec Absalon encore en état de panique, Urkran qui annonçait le départ très proche du Feux de Blackrock et surtout, les deux elfes dans la salle commencèrent à sentir une présence maléfique et glaciale. Cette présence réussit à attirer l'attention d'Urkran ailleurs, ce qui laissa à Absalon assez de latitudes pour reprendre son calme. Et c'est à ce moment que le général orc remarqua Yunael qui s'était introduite dans la maison sans être vue. Urkran dégaina ses hachoirs de surprise mais Absalon se précipita en avant pour vite protéger la petite, qui paniqua dès qu'Urkran avait rugis. Aeresa alla a son enfant qu'Absalon laissa rapidement pour aller parler avec le général orc.
La présence glaciale se refit sentir, plus puissante encore. Du givre apparu sur les coins de la fenêtre dont Yunael était proche, et les trois elfes sentirent la présence, mais pire encore, l'enfant entendit une voix ancienne, susurrante et malveillante. Le chaos s'empara rapidement de la salle. Et cette fois-ci, Urkran ne pris même pas la peine de mettre un léger voile pudique sur son mépris pour la magie noire de Karaganda. Absalon réagit mal et le ton commença à monter. Il la traitait à mots couverts de traîtresse et de lâche, elle le traita de couard, puis renvoya brutalement l'archiviste elfe avant qu'une folle envie de l'éventrer ne la prenne. Elle tenta de se calmer en essayant de montrer à l'orc qu'elle aussi essayait de sauver des vies, mais il ricana: quelques criminels en quête d'une nouvelle vie illusoire, des pertes?




"Toi qui est un peau-verte Urkran, tu devrais être plus délicat avec ceux qui demandent une deuxième chance. J'ai vu les kilomètres d'ossements du Chemin de la Gloire, j'ai vu mes parents mourir sur les remparts de Lordaeron. Les orcs ont eut le pardon de beaucoup, en quoi des humains n'auraient pas le droit à cette chance?" Lui cracha-t-elle d'une voix glaciale.
Aeresa partit vite avec sa fille, laissant Absalon seule avec l'orc tremblant de rage. Il aurait pu répondre. Il aurait pu tenter de négocier une réponse. Mais la chevalière noire avait frappé droit au coeur, avec une précision redoutable.
"Urkran Poing-Sanglant, nous sommes dans le même camp. Nous pouvons continuer à nous insulter jusqu'à ce qu'un de nous ne craque et ne défie l'autre en Mak'Gora. Mais nous pouvons aussi nous battre ensemble et vaincre." Proposa-t-elle pour calmer le jeu.
"Alors pourquoi ne veux tu pas comprendre que je veuille sauver mes grunts d'une mort certaine? Leur parler de reforts alors que ma chef de guerre m'a trahis? Donner leur vie pour une famille qui s'en balance? Je survivrais, et mes soldats aussi, non pas parce que c'est la volonté de la Horde, mais parce que je sais que c'est la chose à faire. Tu le comprends?" Il était à bout de nerfs.
"Je te comprends Urkran." Répondit d'une voix presque triste Absalon. "C'est pour ça que je me suis damnée: parce que c'était la chose à faire. Appelles ça lâcheté ou facilité, j'appelle ça devoir." Ils se regardèrent un moment. On entendant dehors l'archiviste réclamer aux gardes squelettes qu'on le laisse voir son chef. L' orc salua l'humaine et alla vers la porte.
"J'en ai fini." Dit-il à l'elfe en sortant. Puis il se retourna vers Absalon: "Absalon, on se retrouvera sur les champs de bataille. J'espère du bon côté."
"Côte-à-côte face aux chiens de guerre de Kur'Jin, l'épée à la main." Répondit-elle. Pour elle, tout était clair à présent. Elle irait avec des troupes supplémentaires à Solstice pour écraser les Zandalaris.

Absalon resta un certain temps seule dans sa maison, les deux seuls bruits étant le tic-tac régulier de son horloge et le crépitement des flammes dans la cheminée. C'est alors qu'elle alla a sa fenêtre en vit Yunael qui s'était perchée très haut sur une corniche de Karaganda, au dessus du quartier des portes. La chevalière noire se précipita dehors et fonça jusqu'à la corniche. Si elle faisait sursauter la petite, ça pouvait être une chute mortelle. Hors de question de risquer ça. Dans son armure de saronite, Absalon commença à avancer au bord du vide vers Yunael.
"Y... Yunael?" Arriva à prononcer sans trembler la chevalière noire en se tenant en équilibre.
"A... Absalon?" La petite était semble-t-il en état de choc, sûrement après avoir entendu la voix spectrale.
"V... Viens là ma chérie, tu vas tomber..."
"Mais... j'ai rien fais de mal." Commença l'enfant.
"Donne la main à tata s'il te plaît." Ordonna d'une voix plus ferme Absalon. L'enfant s'exécuta et l'humaine la serra un moment dans ses bras, pour la rassurer autant que pour se rassurer. "On va redescendre ensemble maintenant, hein?"
Mais à peine Absalon avait-elle avancé de cinq mètre qu'elle marcha sur un morceau de sol abîmé par les intempéries. Elle eut le réflexe de pousser Yunael vers le haut, et l'agile enfant arriva à remonter sur le très étroit sentier. Absalon se tenait quant à elle à bout de bras. Passé la panique et le cri de départ, l'humaine interpella l'enfant:
"Va chercher ta mère, vite!!!!" L'enfant, encore terrifiée par ce qu'elle venait de voir, fonça aussi vite que ses petites jambes le lui permirent vers là où était allé sa mère: les prisons. Elle y trouva Urkran et son assistant qui semblaient être en train d'ouvrir une grille.
"J... J'ai besoin d'aide...." Pleurnicha la petite fille à bout de souffle.
"Va l'aider." Grogna l'orc à son sbire tout en finissant de faire tourner le mécanisme. L'elfe accepta et suivit l'enfant, qui le guida jusqu'à Absalon qui tenait toujours au bord du vide, priant tous les dieux de lui donner la force de tenir une minute de plus.
"Prenez ma main!" Lui lança l'elfe de sang en s'accroupissant pour l'aider. Absalon, puisant dans ses dernières forces, réussit à lui donner sa main gantée.

Pour être repoussée dans le vide.

Tout sembla s'arrêter pour la chevalière noire alors qu'elle sentait la gravité l'attirer vers son destin. L'elfe souriait, ricanant un "crève ordure" sous les yeux de la petite Yunael.  Absalon n'arriva même pas à trouver quoique ce soit à dire avant de mourir, s'écrasant dans un bruit de métal torturé mais sans un cri à plus de quinze mètres plus bas. Son visage était relativement intacte, mais son corps était dans un état lamentable, ses membres tordus dans des angles parfaitement malsains. Elle mourut les yeux grands ouverts d'incompréhension, une moue surprise dessinée sur ses lèvres pâles.



Ce fut Sheynathren qui prévint Urkran et Aeresa. Ils trouvèrent le corps sans vie de la chevalière noire proche de l'entrée des geoles, baignant dans une boue écarlate de neige à moitié fondue mélangée à du sang rouge vif. Yunael n'avait pas réussi à bouger de devant le cadavre, les yeux écarquillés d'une horreur mal contenue. Urkran sembla troublé par le chagrin apparent de son archiviste quant à la mort d'une humaine qu'il détestait. L'orc se contenta de récupérer le heaume encore intact d'Absalon avant de repartir vers les Feux des Blackrocks. Firmaëlstrom prit la nouvelle avec un certain froid, se contentant de remarquer qu'Absalon lui devait toujours de quoi racheter deux chemises et une paire de bottes. Il partit vers l'auberge peu après avoir aidé Aeresa a faire parler sa fille. Elle avait vu Sheynathren tuer Absalon. Elle l'avait vu lui cracher "Crèves ordure". C'en était trop pour les deux elfes du vide.

Utilisant leur magie ténébreuses, elles se matérialisèrent sur les Feux des Blackrocks où Urkran passait à tabac l'elfe meurtrier. Mais Sheynathren n'en démordait pas: il avait eu les tripes d'agir là où le général n'avait pas osé, et il ne regrettait rien. Yunal, armée de la dague de feu Absalon, se rua sur l'elfe qu'on emportait vers les cales. Il se fit cruellement poignarder avant qu'elle ne redisparaisse dans le vide, mais pas assez mortellement pour ne pas survivre à son transfert à l'infirmerie. Pendant ce temps Urkran affrontait une Aeresa aux pouvoirs débridés, se faisait broyer la main droite par la magie du vide. Heureusement pour lui, la caporale Kriv'Ka réussit à empoigner Yunael, qui sortait du vide à moitié inconsciente. Menaçant de la tuer, Elle fit perdre une seconde sa concentration à Aeresa, qu'Urkran put blesser de son hachoir. Après quelques dures paroles, les deux elfes du vide partirent, laissant le jeune général ordonner à ses hommes de mettre la canonnière en branle avant d'aller à l'infirmerie. La guerre prenait une sombre tournure: Friedrich et les défenseurs de Solstice seraient seuls face aux Zandalaris...
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