L'enclave des rôlistes
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Vieux Baroudeur
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La vengeance de Citarcil.

le Lun 2 Juil - 21:21
Myr était heureuse. Après tout, son maître l'était, donc elle se devait de l'être: l'âme de Ludevic pesait lourdement sur la psyché de l'archère, ce qu'il ressentait, elle le ressentait. Et comme tout allait comme prévu, Ludevic était satisfait. Plume en cage, la colonie bientôt complètement asservie, que demander de plus? L'Effroyable Légion serait au large bien avant que les trolls pouilleux de l'empereur Kur'Jin soient en vue. De temps en temps, on voyait des nuées de chauves souris de Zul'Drak qui parcouraient le ciel de Karaganda, sûrement des espions de cette ordure de drakari momifié. Quelques gargouilles s'occupaient habituellement de les faire fuir. C'est alors que l'archère sans souffle vit arriver un homme.

Dephyr avait quitté Karaganda pour les désolations glaciales de Dragonblight il y a des semaines. Absalon n'avait même pas été enlevée qu'il s'était évanoui dans la nature. Et le voilà qui revenait, l'air hagard, ses robes cérémonielles ravagées.
"Qui va-là?" Lui cria Myr en le voyant arriver depuis le haut de sa mirador.
"Je suis Déphyr... Je suis un des membres de la colonie..."
Surprise, Myr descendit avec un garde qui connaissait le prêtre. L'informer de tout ce qui s'était passé depuis son départ, de la disparition d'Absalon (toujours officiellement portée pâle) à la mort de Citarcil fut long et douloureux. Le vieux prêtre, quoi qu'encore vigoureux malgré son âge, sembla détruit par cette effroyable nouvelle. "J'aurais du être là pour la protéger..." murmurait-il, profondément touché. Il connaissait Absalon depuis sa naissance, autant dire qu'il la voyait presque comme sa fille. Finalement, vêtu d'une nouvelle robe sombre à capuche, il accompagna Myr pour une ronde dans la forêt. Même s'il ne les voyait pas, le prêtre sentait que les sœurs archères de Myr les suivait pour les couvrir (officiellement en tout cas).
Ils parlèrent un temps des origines de l'archère et de son allégeance à l'Effroyable Légion. A la grande surprise de l'archère, Dephyr avait déjà croisé un des membres originels de l'armée de Silumgar, le héro du givre déchu appelé Destan. Myr lui appris que le tristement célèbre Gaashnaack avait survécu à toutes les guerres du seigneur noir, du moins, à ce qu'elle avait appris du spectre à l'époque de sa dernière visite en Norfendre. L'orc borgne était à présent aux îles brisées, cherchant à éprouver sa valeur aux côtés des légendaires Valarjar. C'est à ce moment qu'ils virent un drakari arriver par la route, juché sur un puissant raptor des neiges. Il portait des robes sombres et de nombreux ornements d'or et d'ivoire, symbole de sa qualité de messager de l'empereur Kur'Jin. C'était le même qui avait apporté quelques temps plus tôt amené les menaces impériales. Myr voulait lui sauter à la gorge pour la mort de Citarcil, mais Dephyr voulait au moins entendre ce que le troll avait à proposer. Ce qu'il apprit aurait glacé d'horreur quelqu'un de moins solide. Citarcil était encore vivant, gardé captif dans les geôles de Gundrak avec Absalon, et c'étaient les worgens de Ludevic qui l'avaient 'tué'. Myr voulait démentir et tuer le troll, mais le prêtre voulait savoir plus, et il fut exaucé. Usant de la magie du sang apprise de Kur'Jin en personne, le messager fit apparaitre avec du sang une image du présent, mais ailleurs. On y voyait Citarcil, enchaîné dans les ombres de Gundrak et gardé par deux drakaris momifiés.
"Il est vivant." Murmura Dephyr. "Ce qui veut dire que votre maître aura a en répondre Myr." L'archère tira une flèche mais une tentacule de magie noire jaillis du dos du prêtre pour l'arrêter en vol. L'ambassadeur troll lança un sort d'étranglement vodoo sur Myr mais des ombres sortaient les autres archères non-vivantes. Elle les bombardèrent de flèches, mais aucun d'eux n'avait l'intention de mourir et ils tuèrent méthodiquement et douloureusement chaque archère, que ce soit avec de la magie vodoo ou d'affreux sortilèges du Vide. Même lorsque Myr se fut libérée, elle ne put inverser la vapeur et, quoi qu'elle promette, elle fut rapidement tuée. L'ambassadeur la releva sous forme d'un zombie docile pour la suite des évènements.
Dephyr et le drakari passèrent un certain temps à négocier, l'humain voulant qu'on libre immédiatement Citarcil et qu'on libère Absalon une fois Ludevic sous contrôle. Le troll fit gentiment comprendre au prêtre qu'il n'avait pas beaucoup de moyens de négocier. Kur'Jin, s'il était d'humeur magnanime, libèrerait le magicien et peut-être aussi l'humaine, en échange de Ludevic vivant, pour avoir le plaisir personnel de le tuer. N'ayant guère mieux à faire qu'accepter, le prêtre se fit confier le zombie de Myr et retourna à la colonie. Il faudrait agir vite avant que le nécro-alchimiste ne prenne l'initiative.

Le prêtre alla immédiatement chercher un jeune homme que des murmure lui susurrèrent de retrouver: Michael. Le jeune homme, aux dires des voix, saurait l'aider. Et c'était le cas. Une fois que le prêtre lui eut exposé la vérité sur la prétendue mort de Citarcil et sur le reste (notamment la vérité sur la position d'Absalon), Michael accepta à une condition: qu'il ait droit à une entrevue avec la dirigeante officielle de Karaganda. La mission de Michael était simple: réussir à aider Dephyr a capturer Ludevic vivant tout en évitant à Plume de mourir. Michael avait un cahier des charges à remplir seul, car Ludevic devait savoir que Dephyr avait participé à la mort de ses ranger noires.
Quoique réticent, Michael eut à utiliser tout l'arsenal de méthodes de manipulation qu'on lui avait jadis enseigné. Entrer dans le camp de Ludevic était relativement facile vu qu'il faisait encore croire qu'il était loyal. Le manipuler fut beaucoup plus compliquer: après tout, Ludevic avait été un des sbires de Silumgar, aussi la paranoïa de son maître avait déteint sur l'élève. Mais ayant été formé à l'école de Gleen, Michael avait plus d'un tour dans son sac. Ludevic avait un égo surdimensionné, et Michael sût jouer sur ça. Les drakaris avaient déjà tué les yeux de Ludevic et ils finiraient par le rattraper après avoir massacré tout ce qui était sur leur route. Pire: s'ils avaient tué Myr et ses soeurs, ça voulait dire qu'ils étaient déjà sur le point de frapper. La panique fut plus forte que la raison pour Ludevic.
Le nécro-alchimiste posta la quasi totalité de son armée en bordure de Karaganda pour retenir aussi longtemps que possible la menace et pris la route du Sud avec Plume et une escorte de ses meilleurs serviteurs, des revenants en armure complète lourdement armés. Son plan était de voler un navire à Valgarde et partir aussi vite que possible loin du Norfendre. Il joua comme l'avait prévu Michael et Dephyr tendit une embuscade très réussite. Des vrilles de magie du vide pulvérisèrent les gardiens squelettiques de Ludevic qui n'arriva pas à conjurer des défenses à temps. Des tentacules de magie maléfiques saisirent le nécromancien et l'étouffèrent juste assez pour le garder vivant. Alors que Michael ramenait Plume à Karaganda pour mettre un terme à la panique, Dephyr commença à traîner Ludevic vers Zul'Drak, le forçant à faire converger l'Effroyable légion vers le Nord pour qu'enfin Kur'Jin la rende au Fléau Mort Vivant.
Torkel tenta de fuir, mais Ludevic voulait être sûr de ne pas mourir seul et força l'alpha a revenir avec sa meute pour subir leur châtiment. Après des jours de marche forcée, Ludevic et l'Effroyable Légion arrivèrent à Zul'Drak avec Dephyr.

Kur'Jin, à l'imposante armure d'ivoire enchantée et couverte d'or, tint ses différentes promesses. D'une part, il fit bouillir le sang de Ludevic comme il lui avait promis jadis, le tuant d'une manière aussi hideuse que douloureuse. Ensuite, il libéra Citarcil et Absalon en remerciement de l'aide de Karaganda et livra l'Effroyable légion à la spectre sorcière Myrellia pour que les légionnaires reviennent au Fléau. Et enfin, il offrit à Citarcil la vie de Torkel et de sa meute. La colère du mage fut incandescente: les flammes qu'il conjura étaient tellement chaudes que les yeux des worgens fondirent avant même que la mort ne les prennent, une mort aussi infernale que douloureuse...




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