L'enclave des rôlistes
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Vieux Baroudeur
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Les premiers jours de la colonie.

le Mar 12 Juin - 0:37
Blancrin, les pieds sur son bureau, sirotant une potion de soin qui accélèrerait la guérison de sa blessure, réfléchissait.  Les trois derniers jours avaient été des plus chaotiques. Pour changer... Ne put s'empêcher de penser le savant.

. . .

Déjà, rien que l'établissement de la colonie avait du être accéléré pour des raisons de survie. Citarcil, pour son mariage dans les faubourgs de Hurlevent, avait invité le soldat Jean Dalmatien pour taquiner Absalon (la faire sordidement chier selon les termes de cette dernière). Hélas, Dephyr avait prononcé le vrai nom de Citarcil par accident et le militaire n'avait pas pris beaucoup de temps avant de faire le rapprochement avec les actes de destruction massive à Sombre Comté. Absalon, qui avait bu un verre d'alcool -tout en oubliant qu'elle n'avait aucune résistance à l'alcool- s'était retrouvée à décuver en pleurant pendant que Citarcil îvre mort racontait des bêtises à sa femme, laissant à Jean la possibilité d'aller chercher des hommes. Lorsqu'il tenta d'attraper Citarcil, le soldat fit preuve d'un manque de civilité choquant, insultant copieusement Plume au passage. Citarcil, en train de dégrisé, pulvérisa en retour toute l'escouade de Jean et ouvrit un portail ou lui, Dephyr, Plume et Absalon (officiellement une otage)  avaient pris la fuite. Ils avaient ensuite du revenir depuis Forgefer pour se cacher dans les catacombes de Hurlevent jusqu'au départ du navire.
          L'établissement de la colonie avait été plutôt rapide et efficace, Absalon et Dephyr ayant fait de bonne prévisions pour le matériel et la nourriture. Le moral était bon et les colons pensaient qu'ils étaient en train d'écrire l'Histoire en fondant un royaume qui plus tard serait aussi puissant que Hurlevent. Qui sait? Après tout, seule Plume et peut-être Jivago lui-même auraient le fin mot de cette histoire de fous. Cependant, pendant le voyage, Morowinia avait beaucoup utilisé le calice enchanté avec la rune de sang de Citarcil. Le sang coulant de l'artéfact n'était ni aussi bon ni aussi nourrissant que du vrai sang. Aussi en fin de voyage, l'elfe de la nuit semblait très affaiblie. Les premières journées après l'établissement du premier bâtiment en dur (l'infirmerie où Blancrin et son assistante Léah travaillaient), Absalon et Plume étaient allé cartographier les environs directs tandis que Morowinia souffrait encore et toujours de sa faim contre-nature. Absalon, toujours à veiller que tout aille selon ses plans, offrit de son sang à l'elfe, mais la druidesse la ponctionna tant que la chevalière pris peur et finit par appeler à l'aide en voyant que l'elfe ne lui lâchait pas le cou. Citarcil et Plume étaient allé à ce moment pour enfin faire leur voyage de noce et n'étaient pas là, aussi Jivago avait eu à gérer Morowinia. Il n'avait aucune patience pour elle, et elle lui rendait correctement son mépris, aussi eut-il à user de toute sa volonté pour ne pas tirer quelques balles bien senties dans la boîte crânienne de l'elfe: après tout, un colon qui disparaît en Norfendre, est-ce dramatique? N'est-ce pas la norme? Seul son respect pour Absalon l'empêcha de le faire, la notion d'amour ou d'amitié restant pour lui quelque chose de trop vague pour qu'on appelle ça ainsi...
        Quand Absalon repris conscience, deux jours plus tard, elle tenta de faire comprendre à Morowinia que Blancrin s'occuperait de sa cure de désintoxication, mais l'elfe fit la forte tête et partit, furieuse. Absalon était folle de rage et, dès que Citarcil et Plume furent rentrés, leur ordonna de les aider elle et Jivago à la retrouver. Les deux mariés partirent vers le Sud, la chevalière et le savant vers le Nord. Et à ce moment apparut une menace qu'avait commencé à soupçonner Absalon. Déjà dans la colonie, on lisait de petits graffitis et on entendait parfois une phrase ressemblant à un cantique obscur et glaçant: "Il est tout, et en Lui tout n'est qu'un". Lorsque la chevalière, encore très affaiblie par sa perte de sang, et le savant arrivèrent à un petit comptoir de trappeurs du Norfendre, et après avoir commencé à chercher des renseignements quant à l'elfe, ils furent attaqués par les humains au regard fou, qui psalmodiaient en cœur cette phrase sinistre. Ils en tuèrent huit mais perdirent un cheval et furent tout deux blessés. Au cours de leur fuite, Absalon fut touchée par un coup de fusil et, avant que Blancrin ne puisse la prendre sur son dos en forme de Worgen, deux gargouilles se saisissaient d'Absalon pour l'emmener dans les cieux pourpres du crépuscule.

. . .

         Citarcil revint, rejoint peu après par Morowinia, mais ils découvrirent un Blancrin blessé qui, furieux, reprocha aux sautes d'humeur de la druidesse la disparition d'Absalon. Citarcil partit chercher son épouse, qui s'était réfugiée dans l'endroit où ils avaient passé leur nuit de noce. Elle était à cran et très inquiète pour Morowinia avec qui elle avait eu une discussion la veille. Ouvrant un portail vers les coordonnées de la colonie, Citarcil ramena son épouse et, furieux, décida de prendre le cas de la druidesse hématophage en mains. Elle se prélassait en bougonnant sous sa forme de félin, et il l'empoigna sans ménagement par la crinière pour la tirer vers un endroit calme à l'écart.
          Il parla comme il se battait: efficace, avec une puissance de feu écrasante. Il lui parla comme un père parlerait à sa fille, avec des mots simples et effiaces plutôt que méticuleusement choisis comme l'aurait fait Absalon. Il était là pour lui faire mal avec la vérité, quel qu’en soit le prix. Il lui parla de l'horreur que ressentirait Morowine si elle voyait sa grande sœur dans cet état, une junkie psychotique sans la volonté de se contrôler. Morowinia explosa en larmes et saisit une de ses dagues, prête à se tuer plutôt qu'entendre plus. Mais le mage n'en avait pas finit et pointa sa propre dague sur son cœur:
"C'est ta seule solution?" Demanda-t-il. "Dans ce cas se sera la mienne aussi." Elle hésita un long moment, puis se laissa tomber à genoux pour pleurer tout son saoul. "Promet moi de ne plus boire de sang et de guérir." Lui murmura paternellement Citarcil à s'agenouillant à ses côtés. Entre deux sanglots, elle acquiesça. Le mage la remis aux bons soins de sa femme et partit tenter de trouver des indices quant à la disparition d'Absalon. Hélas, rien de plus que Blancrin n'ait déjà décrit. Les trappeurs avaient abandonné leur repaire, laissant l'avant poste désert.
       A son retour, il fit un bref rapport à Blancrin et le laissa discuter avec Léah et un nouveau venu, un homme d'une bonne vingtaine d'année appelé Michael. Ensuite, épuisé par ces trois jours de traque et de voyage, il se déshabilla et s'affala sur son lit. Il n'était même pas midi...

. . .

Il n'était pas six heure du matin quand Blancrin sortit faire un tour. La colonie n'était pas très grande, les gardes avaient les yeux lourds de sommeil et le froid mordant de l'air de l'aube fit un bien fou à Jivago. Il finit par aller vers le plus gros bâtiment de la colonie, où Citarcil et Plume habitaient dans de petits chambres, comme plusieurs autres familles. Il ne remarqua pas la forme gracile et agile qui marchait sur le toit, veillant à ne pas faire de bruits...
Citarcil dormait encore à poing fermés mais Plume était levée et Blancrin discuta un moment en messe-basse avec elle. Au rez-de-chaussé, Morowinia, endormie sous sa forme de félin, n'entendit pas qu'on ouvrait la fenêtre avec un diamant. Ce n'est qu'en descendant l'escalier que Blancrin vit la créature lui braquer un arc armé dessus, perchée sur une poutre à plusieurs mètres du sol. Elle ressemblait à une humaine engoncée dans une armure de cuir et au visage protégé par un imposant casque cornu dans les yeux duquel brillaient deux flammes émeraude. Elle lui tira dessus dès qu'elle fut remarquée, mais le trait perfora le chapeau du worgen, qui tira un coup de son six-coups, la manquant de peu. Morowinia se réveilla en sursaut, Plume jaillis de sa chambre en demanda pourquoi on tirait.
L'archère silencieuse tira sa flèche suivante sur Plume, la touchant dans les muscles de la cuisse mais miraculeusement pas dans les veines vitales. Elle repoussa une Morowinia enragée qui tenait de la faire choir, puis tira sur Citarcil une flèche enduite d'un poison destiné à troubler l'esprit. A vue troublée, le mage libéra une volée de projectiles des arcanes qui envoyèrent l'archère vers le sol. Elle décocha une flèche dans sa chute, ratant de peu Morowinia qui la chargeait. La druidesse fut accueuillie par un coup d'arc dans le museau mais deux balles de Jivago touchèrent la créature silencieuse avant qu'elle ne puisse faire du mal à la druidesse. L'archère commença à fuir et Blancrin et Morowinia se ruèrent à sa poursuite, l'elfe empêchant la chose de remonter avec une corde sur le toit. L'archère les repoussa et passa le petit pont, défiant du regard ses adversaires.
"A trois on fonce dessus." Souffla Morowinia à Blancrin qui avait pris sa forme de Worgen. Mais à peine étaient-ils sur le pont que l'archère déclencha une grenade qui le détruisit, les faisant choir dans l'eau glaciale. Un tir précis du worgen brisa l'arc et Morowinia, sous forme d'ours, se rua dans les congrès sombre aux trousses de l'archère, qui se retrouva acculée. Alors que l'elfe je ruait sur elle, la créature amorça ses grenades, faisant exploser la corniche et précipitant son corps et une Morowinia très gravement blessée dans les eaux glaciales. Plume, qui avait réussi à soigner Citarcil, pris en main la druidesse meurtrie pendant que Blancrin et son mari tentaient d'étudier la chose.
C'était le corps écorché d'une humaine aux muscles gelés et moisis, avec le ventre évité pour qu'une pierre d'un vert-de-mer luminescent soit retenue par des tendons. Les yeux et la langue de la créature avaient été arrachés, mais si ils s'approchaient trop, le mage et le scientifique découvrirent que la morte-vivante essayerait de les mordre (la joue gauche de  Citarcil servit à éprouver cette douloureuse théorie). Une fois qu'on eut greffé une langue, la créature ne put se limiter qu'à une phrase, "Il est tout et en Lui nous ne sommes qu'un" et ses variantes. Finalement, Citarcil lui arracha la pierre, ce qui fit tomber en cendre la morte-vivante. Le mystère autour de cette sinistre phrase s'épaississait...
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