L'enclave des rôlistes
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Vieux Baroudeur
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Hurlevent by night!

le Sam 9 Juin - 14:32
Depuis qu'elle était revenue à Hurlevent après la Seconde Guerre, Absalon connaissait le réseau de catacombes sous Hurlevent, d'anciennes carrières et autres tunnels reliés aux égouts. Avec ses années au services de Gleen, elle connaissait par cœur les chemins dans les ombres. Aussi, elle savait comment monter en haut de la caserne à moitié abandonnée qui surplombait les canaux à côté de la Vieille Ville. Maintenant, elle contemplait la ville qui entrait lentement dans sa phase nocturne.
"Tu voulais me parler?" La voix de Morowinia venait de derrière Absalon. Quand on peut se changer en oiseau, c'est plus facile que de monter des marches.
"Oui. D'ici quelques semaines nous partons pour un voyage sans retour après tout." Absalon respira l'air de sa ville natale goulument. "J'aurais aussi aimé parler de toi Morowinia."
"De moi?" L'elfe sourit sous le foulard qui lui cachait la bouche. "Je n'ai rien d'intéressant à raconter."
"Si tu le dis." Absalon contempla l'horizon couvert de maisons un moment avant de reprendre. "Mais vu que tu veux éviter les sujets légers, j'aimerai te poser une question."
"Je... T'écoute."
"Ta soif de sang... C'est plus qu'une simple addiction." Ce n'était pas une question. Morowinia baissa les yeux et ne répondit pas. Absalon attendit un peu avant de reprendre: "Tu as tué des gens?"
"Pas beaucoup... Un ici, et quelques autres aux Marches de l'Ouest." Admit la druidesse.
"Pourquoi?"
"Je..." L'elfe chercha ses mots. "La nourriture et l'eau ne me font plus rien. Je me sens affamée sans sang."
"Comme les vampyrs?" Morowinia hocha de la tête. Absalon s'assit au bord du vide et battit des jambes comme une enfant. "Il faudra trouver une solution d'ici le voyage, car je ne peux me permettre que les civils qui nous accompagnerons se fasse massacrer."
"Si tu le dis."
"Au fait, j'ai quelques chose à te demander."
"Oui?" Morowinia vit qu'Abalon se levait et ôtait ses gants. D'un geste, l'humaine s'ouvrit un doigt, laissant couler un beau sang rouge vif. Les yeux de l'elfe s'écarquillèrent  et tout son être désira ce sang. Elle regarda son amie qui, en silence, l'observait. "Je.... je peux?" demanda l'elfe de la nuit.
"Tu peux." Avant même d'avoir pu le voir, les lèvres de Morowinia étaient autour du doigt et elle suçait le sang qui coulait. Absalon l'arrêta au bout d'un moment, pâle. "Je suis heureuse de voir que tu arrives à te contrôler et que tu ne m'aies pas sauté dessus."
"Comment allez-vous mesdames!" Citarcil. Absalon n'avait pas prévu qu'il les retrouverait. Il portait un joli costume noir pour son mariage futur.  
"Bien bien..." Marmonna Morowinia. C'est alors que l'elfe remarqua derrière l'imposant félin qui suivait d'habitude la reine. L'imposant animal les regardait de ses pupilles fendues. "Il fait quoi ici lui?"
"Je sais pas. Il m'a suivit depuis que je suis dans la rue." Citarcil rigola franchement.
"J'aimerai te parler Citarcil." Déclara Absalon et s'éloignant pour discuter en privé.

Pendant un moment, elle parla avec Citarcil des différentes possibilités quant à Morowinia et sa nécessité de sang d'humanoïdes. Selon le mage, il serait possible d'utiliser de la magie noire ou gangrénée pour créer une source de sang magique. Puis ils retournèrent voir Morowinia que Dephyr venait de rejoindre. Il eut un choc en voyant le nouveau corps d'Absalon. Et c'est à ce moment là que la soirée basculé. Le chat griffa Citarcil au niveau du pantalon. Un trou magnifique, pantalon foutu. Après s'être retenu d'envoyer une explosion pyrotechnique , Absalon décida de l'amener chez un tailleur de ses amis qui saurait faire du bon travail. Et elle insista aussi pour que Citarcil passe chez le barbier. Chez le tailleur tout se passa bien et à peine vingt minute plus tard Absalon et Citarcil allaient chez le barbier. Et là la soirée partit dans la mauvaise direction.

Citarcil et Absalon arrivèrent au moment ou un soldat procédait à l'arrestation du gnome qui tenait la majorité du temps la boutique, sous les yeux terrifiés d'une des employés. Le soldat, un grand malabar blond avec une belle barbe, déclarait au gnome en lui passant les menottes:
"Vous êtes en état d'arrestations pour agressions sexuelles. Tout ce que vous pourrez dire pourra être retourné contre vous durant votre procès."
"Heu... Il peut me faire la coupe avant?" Demanda Citarcil. S'ensuivit une petite négociation qui finit dans le sens voulu par Citarcil. Et pendant que le gnome lui coupait la barbe, Le soldat eut la brillante idée de faire la cours à Absalon. A l'époque, quand son corps avait 40 ans bien comptés, on ne lui faisait plus ce genre de fleurs. Mais là... Avec son beau corps de jeune fille... L'humaine n'eut pas le cœur d'envoyer le malotru se faire voir et lui répondit gentiment qu'elle devait y aller.

"Du calme va." Plaisanta Citarcil.
"La ferme!" Absalon regarda derrière elle, inquiète. "Personne?"
"Non personne mon amie." Ricana le mage. "Allez on va boire un coup au cochon siffleur."
"Pas si fort! Et d'abord, retrouvons Morowinia et Dephyr." La peau pâle d'Absalon était rouge comme sang.
Hélas il n'y avait personne à la caserne. Dephyr et les autres étaient sûrement allé faire un tour de le côté. Citarcil avait raison, autant aller boire un verre. En plus, Absalon avait ses affaires au Cochon Siffleur, elle pourrait mettre une robe plus seyante que son armure lourde. Elle laissa le mage commander des boissons et partit mettre sa belle robe rouge. Quelle ne fut pas sa surprise quand elle vit le soldat du barbier en train de taper la discut' avec Citarcil quand elle descendit.
Salopard... Pensa-t-elle... Je ne sais pas comment tu lui a fait savoir mais ça se payera.
"Quelle bonne surprise." Déclara Absalon avec un sourire crispé. Et là commença le jeu du massacre entre elle et le mage qui s’enivrait de plus en plus. Tout était en sous-entendu ou en phrase ouvertement amicale ("vous savez Jean" (Le garde s'appelait Jean) "Citarcil va bientôt se marier. J'ai hâte d'aider son épouse  à s'occuper des enfants."), mais où les pensées étaient plus du style "Celle là était gratuite et bien placée dans tes fesses vieille peau!".
Heureusement, l'alcool fut plus fort que Citarcil et il fallut y aller. Bon, par contre, il réussit à faire comprendre à Jean d'agir et il embrassa Absalon aussi soudainement qu'un assassin. Il reçut une claque à la hauteur de sa goujaterie mais le mal était fait et Absalon sentait que c'était une blessure qu'elle n'oublierai jamais. Citarcil le regretta lui aussi quand elle le dégrisa à moitié dans l'eau glaciale de la fontaine.  Il était désespéré que Plume le trouve dans cet état, surtout qu'ils étaient censés avoir un rendez-vous depuis des heures. Absalon, le coeur lourd, accepta de le couvrir et réussi à convaincre une Plume furieuse que Citarcil avait gagné un concours à la vodka pour une obscure histoire d'honneur.

Une fois délestée de l'ivrogne, qu'elle avait assommé si fort qu'il ne bougerait pas d'ici le lendemain sans aide, Absalon essaya de retrouver Dephyr pour parler. Quelle ne fut pas sa surprise de le découvrir avec Morowinia, mais pas du tout pour ce qu'elle aurais pu croire (pire en fait...). Le coeur lourd, Absalon finit sa nuit à la fenêtre de sa chambre d'auberge, se demandant si ce pacte avait été une si bonne idée...
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